Historique & Patrimoine

Découvrez les vestiges d’un passé mouvementé

Les premières habitations Salvetoises apparaissent vers le 10ème siècle, aux alentours du cimetière actuel et de la chapelle Saint Etienne de Cavall communément nommée Notre Dame d’Entraygues située au confluent de deux rivières, la Vébre et l’Agout. Deux siècles plus tard et afin pouvoir mieux se défendre contre les attaques des ennemis, les villageois s’installèrent sur un promontoire rocheux : le village actuel. Le Seigneur de La Salvetat, Guillaume de Jourdain, édifia son château sur le point culminant.

Le nom du village «La Salvetat» descend probablement du latin «Salvare». En effet, la «Sauveté» était un lieu de refuge contre les ennemis.

Ce château fut détruit une première fois au début 12ème siècle, puis reconstruit en 1175. Malheureusement, les conflits successifs entre Seigneurs, vinrent à bout de l’édifice au fil du temps. Parfois bien cachées, il subsiste aujourd’hui encore quelques murailles, vestiges d’un passé mouvementé…

  

 

Le Pont ancien sur la Vébre et la Chapelle Saint Etienne de Cavall (13ème siècle), sont les deux monuments les plus mémorables de notre territoire. La chapelle de style roman est inscrite aux monuments historiques, elle renferme une vierge noire sculptée au XI siècle représentant la vierge et l’enfant, dîte « miraculeuse » et vénérée par les villageois. A la belle saison, chaque jeudi matin une messe y est célébrée.

La commune de La Salvetat sur Agoût se trouve sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle (voie d’Arles). Le pont Saint Etienne permettait le passage des pèlerins. A ce titre, un gîte a été aménagé dans l’ancien presbytère, afin d’accueillir les marcheurs.

Les ramparts et la Portanelle

Dans les maisons attenantes à l’esplanade des Troubadours, place principale du village, on peut encore y découvrir les remparts du château au travers de murs d’enceinte. L’épaisseur de ces derniers, supérieure à un mètre, est une preuve de la rudesse des combats qui s’y sont déroulés. 

L’escalier de la Portanelle reliait la partie haute et la partie basse du village. En haut de cet escalier, on peut encore distinguer le rempart, qui constituait au Moyen-Age, un moyen de défense efficace. Au 16ème siècle, un assaut des protestants a été repoussé dans cet escalier de la Portanelle.

On peut encore découvrir dans le vieux villages venelles, passages, fenêtres à meneaux, lucarnes, des vestiges de tour (tour du Cazal)… un ancien puit et le presbytère et sa porte à ogive sur la petite place du carré du donjon sont également remarquables.

Au 12ème siècle, une chapelle a été édifiée dans la partie haute du village ; elle fut nommée «La chapelle des Pénitents Blancs». Cette chapelle fut détruite en 1952, son mauvais état ne permettant pas de la restaurer.

L’église actuelle fut construite en 1865, à l’emplacement d’une précédente détruite quelques années auparavant. Face à l’ancienne mairie, prône une croix en pierre du 17ème siècle, seul vestige de la chapelle des Pénitents Blancs.